” A beginning is a very delicate time
….. But the end just hurts! “
Thomas Middleton (1580-1627)
Our forthcoming Creation “ARCHIVES 69” embodies the schizophrenic symptoms of LOVE partaken between Romance and Pornography, code-named under the title “Suck my dick, Bitch” from the eponymous Song by the Gangsta Rap Group “NIGGAZ WITH ATTITUDE” this is our Manifest Destiny.
Launch expected in September 2010 …
But “en avant-première”, here is the Poem, written by INGRID ASTIER:
ARCHIVES 69
PART ONE
« sacré soleil, tu te régales des cuisses incarnates entre les cuisses du temple »
Henri Pichette, Les Épiphanies.
Froissement des corps.
Phosphores du regard.
Lui, penché sur elle.
Cœur qu’on pénètre, corps qu’on déchiffre.
Battements du cœur.
170 bpm & 8-bit.
Regard rivé sur sa fente. Main qui avance et entaille, épée de chair.
Sous les doigts, les seins glissent.
La main dans les cheveux. Elle aurait pu être blonde.
La main dans les cheveux. Elle le sera un jour. Peut-être.
Qu’importe.
La main dans les cheveux. Je cherche les yeux.
Droit devant.
Aspire-moi.
Aime-moi, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle, dit-elle.
Marée montante, marée descendante. Écume et traces, sûre morsure.
Sueur citron.
Explosion.
Discharge.
Battements du cœur.
110 bpm. 120 bpm. 130 bpm. 140 bpm. 150 bpm. 160 bpm. 170. 170. 170.
J’aimerais avoir deux corps. Dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il, dit-il.
Aimer, sûre aimantation, lente dévoration.
Reptation duelle.
L’œil, insolent solitaire, erre, erre, erre.
Dans les replis du corps, je cherche mon âme.
Entre mes jambes, un revolver fumant.
Je me dirige vers la fenêtre, et grille une cigarette.
Battements du cœur.
140 bpm.
Bénir la chute.
Ce soir, la mort peut attendre.
Jouis.
Ad libitum.
Mais encore…
Il était fier de se sentir atomisé.
Avant elle.
Avant de rencontrer son regard, ce face-à-face avec lui-même, il clamait haut et fort qu’il avait rompu ses valences. Il était en gravitation solitaire.
Libre. Haut et fort.
Alors que ce soir, il ne sait plus parler, que media voce. Parler à l’oreille. Que devient un homme lorsqu’il ne parle plus, ni aux yeux, ni à la bouche, mais à l’oreille ?
Il la regarde hamper autour de son corps.
Elle ne le voit plus. Elle le vit.
Ensemble ils réalisent le mystère, d’une respiration commune. Muscles tressés par le désir.
Est-ce cela l’amour ?
24 heures ou la vie, qu’importe. Mort aux chiffres, face aux instants.
Entre toi et moi, qui y a-t-il ?
Nous.
Nous, ce peut-être entre ?
Il cherche ses lèvres.
Entre en nous.
[L’homme brise l’ampoule entre ses mains]
Parce que nous n’avons plus besoin de voir.
Marée noire.
A piacere.
« je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous »
Tristan Tzara, L’Homme approximatif.